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2026 : UNE ANNÉE HORS DU COMMUN 

L’année 2026 marque un véritable tournant dans la décennie. Après la grande réinitialisation de janvier 2020 – marquée par la conjonction entre Saturne et Pluton qui a ouvert la période Covid –  puis l’entrée officielle en décembre 2020 dans un cycle de 200 ans régi par les conjonctions Jupiter – Saturne en signes d’air, 2026 arrive et agit comme un accélérateur. Un catalyseur même, venant appuyer des changements déjà amorcés.

Cette année est particulièrement rare sur le plan astrologique : toutes les planètes lentes changent de signe presque simultanément. Pluton a certes déjà entamé son passage en Verseau en 2023-2024 mais il s’agit d’un évènement encore récent à l’échelle de son cycle de 250 ans. Son mouvement n’a fait qu’ouvrir la voie. 

Nous avons d’ailleurs bénéficié d’un bref avant-goût de ces nouvelles configurations durant l’été 2025 lorsque Pluton se trouvait déjà en Verseau, et que, par le jeu des rétrogradations, Saturne et Neptune passaient momentanément en Bélier tandis qu’Uranus faisait ses premiers pas en Gémeaux.

Changement de dominante élémentaire 

Ce qui se joue en 2026 est un basculement élémentaire majeur : nous quittons une période dominée par la Terre et l’Eau (Pluton en Capricorne, Neptune et Saturne en Poissons, Uranus en Taureau) pour entrer dans une phase où toutes les planètes extérieures transitent des signes d’Air ou de Feu. 

La symbolique est forte : nous passons d’énergies plus lentes et réceptives, ancrées dans la matière et orientées vers la sécurité, à des dynamiques nettement plus rapides, interactives et volatiles où la dématérialisation s’accélère et l’expression individuelle s’intensifie. 

Dans l’ensemble, 2026 inaugure une série de transformations sociales et civilisationnelles majeures. Une restructuration profonde de la conscience collective semble à l’œuvre, portée par de nouvelles formes de guerre informationnelle, idéologique et technologique. Les lignes de fracture se redessinent, les systèmes s’ajustent, les repères se déplacent. 

La majorité de l’année est largement tournée vers le collectif avec :

  • l’entrée définitive de Neptune en Bélier qu’il transitera pendant les 13 prochaines années
  • suivi de celle de Saturne également en Bélier où il restera jusqu’en 2028
  • leur conjonction en février à 0° Bélier
  • l’arrivée d’Uranus en Gémeaux en avril, transit qui durera jusqu’en 2033
  • et l’extraordinaire alignement entre toutes ces planètes qui se forme durant l’été.

Les enjeux sont globaux : évolutions sociétales, réorganisation des systèmes,  nouvelles opportunités, mais aussi nouveaux défis. Chacun de nous est appelé à réorienter sa trajectoire personnelle face à ces réalités émergentes.

Les derniers mois de l’année, eux, réintroduisent des préoccupations plus personnelles et concrètes, notamment avec la rétrogradation de Vénus entre le Scorpion et la Balance. Une période d’introspection, de réévaluation intime et relationnelle, qui contraste avec l’effervescence collective du début d’année.  

NEPTUNE ET SATURNE EN BÉLIER : RESTRUCTURATION DES IDÉAUX ET GUERRE IDÉOLOGIQUE

Neptune représente l’immatériel, le transcendent, l’idéal et le symbolique. C’est la planète des rêves, de l’inconscient, de nos aspirations et de cette quête existentielle d’absolu qui habite chaque civilisation. Mais derrière cet archétype se cache aussi un versant plus trouble : illusions, désillusions, fuite du réel, addictions, confusion, voire psychose. Neptune élève ou égare – parfois simultanément.

Après 15 ans en Poissons, Neptune s’installe en Bélier le 26 janvier où il séjournera  jusqu’en 2039. Cette transition marque une rupture nette. Les rêves, aspirations et idéologies collectives changent de tonalité et adoptent désormais la couleur du Bélier : combative, pionnière, individualiste, impulsive, martienne.

Neptune en Bélier : quand l’idéal demande une action immédiate

Ce transit nous demande de redéfinir nos idéaux, notre vérité et notre foi mais surtout de les incarner. Là où Neptune en Poissons laissait flotter les croyances dans un océan de possibilités, Neptune en Bélier exige que l’étincelle de notre espoir rencontre enfin le courage spirituel nécessaire à la manifestation de nos principes. L’idéalisme devient moteur. L’inspiration devient initiative. Le rêve cherche une forme, une conquête, un combat.

Ce transit ravive donc l’idéal du guerrier et du sauveur. Une spiritualité active, revendicatrice, parfois militante. Mais elle présente aussi un danger : la radicalisation des idéologies, une tendance à imposer sa vérité, l’instrumentalisation de la foi. Les tensions géopolitiques actuelles et la normalisation progressive des discours belliqueux pourraient s’amplifier sous Neptune en Bélier, ancrant durablement l’idée d’un conflit « nécessaire » dans l’inconscient collectif.

Mais ce même archétype contient aussi la figure du résistant, celui qui refuse l’endoctrinement et défend farouchement son indépendance – une énergie digne du Bélier qui s’oppose naturellement aux structures oppressives qui constituent un frein à sa liberté. L’idéal d’autonomie pourrait donc s’intensifier dans de nombreux pays.

Saturne en Bélier : crise d’autorité et remise en cause des élites

Le 14 février, Saturne entre à son tour en Bélier où il rejoint Neptune avec qui il formera une conjonction le 20 février. Saturne est en chute en Bélier, c’est-à-dire qu’il se trouve dans un signe dans lequel il est particulièrement mal à aise. L’action impulsive du Bélier doit composer avec la contrainte et la responsabilité de Saturne. Réussir à gérer le rythme entre la lenteur de Saturne et l’impatience du Bélier sera donc primordial pour éviter des frustrations qui pourraient s’avérer explosives. 

Saturne contraint le feu du Bélier à se discipliner. Il impose une restructuration de l’action qui se doit d’être canalisée pour transformer l’impulsion en stratégie. Le risque majeur : durcissement militaire ou politique, conflits avec les figures d’autorité, et explosion sociale lorsque le feu ne peut plus être contenu. 

Mais Saturne en Bélier encourage aussi un leadership plus autonome, une responsabilité personnelle accrue. Des mouvements souverainistes plus structurés pourraient émergés et avec eux, de nouveaux types de dirigeants – moins institutionnels, plus combatifs – face à des institutions flirtant avec l’autoritarisme.

Conjonction Saturne – Neptune : naissance d’un nouveau mythe collectif 

Le 20 février, les deux astres se rencontrent à 0° du Bélier : le tout premier degré du zodiaque, symbole de commencement et d’une nouvelle matrice. Leur cycle dure environ 36 ans, et leur dernière conjonction a coïncidé avec la fin du bloc soviétique et la chute du mur de Berlin – un moment historique où un système idéologique entier s’est dissout pour permettre l’émergence d’un autre. 

Cette conjonction porte la même signature :

  • fin d’un narratif collectif
  • effondrement d’une idéologie dominante
  • naissance d’une nouvelle vision civilisationnelle

Mais les deux planètes ont des énergies contradictoires :

  • Saturne structure, Neptune dissout.
  • Saturne incarne la matière, Neptune l’invisible. 
  • Saturne exige des faits, Neptune propose des mythes.
  • Saturne retient, Neptune lâche.

Le résultat est une période où il devient difficile de discerner le vrai du faux – ce qui résonne particulièrement avec la prolifération de l’IA, de la post-vérité et de la confusion narrative globale.

Mais leur alliance peut aussi donner forme à l’informe, matérialiser un rêve ou un idéal, cristalliser une vision. L’évolution de nos systèmes culturels, sociaux ou politiques dépendra de notre capacité à tenir ensemble l’inspiration (Neptune) et la rigueur (Saturne).

Guerres idéologiques, polarisation et restructuration des systèmes


Au niveau collectif, cet alignement peut générer :

  • une polarisation extrême avec des idéologies radicales des deux côtés
  • un activisme plus affirmé et souvent guidé par la morale ou la spiritualité
  • une perte de confiance exacerbée envers les institutions
  • des narratifs contradictoires ou manipulés
  • une profonde fatigue psychique et/ou morale

En parallèle, il ouvre la voie à la réinvention des structures culturelles, institutionnelles, religieuses et politiques. Mais cette renaissance nécessite un effort durable et un discernement accru : 

  • qu’est-ce qui vaut encore la peine d’être défendu?
  • quelles visions méritent d’être incarnées dans la matière?
  • quels idéaux collectifs défendre pour la prochaine génération?

URANUS EN GÉMEAUX : DÉVELOPPEMENTS TECHNOLOGIQUES ET CONTRÔLE DE L’INFORMATION  

Le 26 avril, Uranus change de signe après 8 années passées en Taureau et fait son entrée en Gémeaux, signe associé à la communication et à l’intellect, où il restera jusqu’en 2033.

Dans la mythologie grecque, Prométhée vole le feu sacré pour le transmettre aux humains. Uranus reprend cette symbolique : il apporte la révélation soudaine ou l’éclair de génie. C’est l’astre du révolutionnaire, celui qui rompt le status quo et se moque du politiquement correct. Avec son entrée en Gémeaux, ce feu prométhéen vient illuminer tout ce qui touche à la communication, à la technologie, à la mobilité, au mental et à la circulation de l’information.

Une révolution cognitive et technologique 

L’arrivée d’Uranus en Gémeaux annonce une accélération des innovations dans les domaines de la communication, de l’intelligence artificielle, des transports et de l’aéronautique. Certaines avancées probablement si inédites qu’il est encore difficile de les imaginer.

Les signes précurseurs sont toutefois déjà visibles : expansion fulgurante de l’IA, automatisation qui se généralise, déploiement des véhicules autonomes ou des taxis volants, robotisation domestique, avancées dans la recherche spatiale, etc.

Mais l’impact n’est pas seulement technologique : il est aussi mental. Ce transit modifie notre manière d’apprendre, de réfléchir, de débattre, de retenir l’information. La pensée devient moins linéaire et s’organise davantage en arborescence : associative, fragmentée, interconnectée. 

Uranus en Gémeaux redéfinit également notre rapport au savoir et transformera certainement les systèmes éducatifs. L’IA pourrait se frayer un chemin dans les écoles et les universités, et s’imposer comme un outil d’apprentissage, d’évaluation voire de conception pédagogique.

Cette mutation s’étend naturellement à l’ensemble du marché du travail, en particulier dans le commerce et les métiers liés à la communication ou à la logistique. Il devient alors fondamental de faire preuve d’adaptabilité, de polyvalence et d’agilité mentale.

Mutation médiatique et fragmentation de la vérité 

Un autre domaine particulièrement impacté par ce transit est celui de l’information et des médias. Uranus en Gémeaux favorise la multiplicité des récits et la montée des contre-discours. Les médias traditionnels poursuivront sûrement leur déclin tandis que les plateformes alternatives continueront à gagner du terrain. Une dynamique qui intensifie la guerre informationnelle déjà en cours. 

Attention avec ce placement qui risque d’accentuer une de nos problématiques modernes : la sur-stimulation intellectuelle. Trop d’informations, trop vite, trop contradictoires. Une attention qui se fragmente encore plus. Une capacité de discernement mise à rude épreuve. 

Uranus en Gémeaux et Pluton en Verseau : enjeux de pouvoir et de contrôle

Entre 2026 et 2028, Uranus formera à cinq reprises un trigone avec Pluton en Verseau. Cette configuration accompagne la transition vers un monde multipolaire, en accélérant la renégociation des alliances géopolitiques. 

Elle amplifie également l’ingéniosité, l’innovation radicale, l’ouverture d’esprit, mais aussi les enjeux de pouvoir liés au numérique : 

  • contrôle de l’information et censure des médias alternatifs 
  • contrôle des données (comme le projet européen ChatControl)
  • restriction d’accès aux réseaux sociaux 
  • identité numérique 
  • avancée du transhumanisme

Autrement dit : l’innovation technologique s’accompagne d’une lutte pour définir qui détient le pouvoir de penser, d’informer et de transmettre.

Vers un réveil citoyen ?

Face à ces transformations rapides et parfois intrusives, la réaction des populations reste difficile à anticiper. Mais l’alliance d’Uranus et de Pluton porte un potentiel de mobilisation collective importante. Des mouvements citoyens pourraient émerger pour défendre la liberté d’expression, la souveraineté numérique ou la transparence des institutions.

Car si Uranus en Gémeaux symbolise l’innovation et l’intellect en mouvement, il représente aussi l’esprit qui refuse d’être contrôlé et la volonté de savoir, comprendre ou débattre.

ÉTÉ 2026 : OPPORTUNITÉ CIVILISATIONNELLE

Le 30 juin, Jupiter quitte le signe du Cancer, qu’il traversait depuis un an, et commence son passage en Lion où il séjournera jusqu’à la fin juillet 2027. 

Jupiter en Lion est un placement particulièrement lumineux. La planète de l’expansion et de la croissance se trouve dans le signe royal, maîtrisé par le Soleil, ce qui promet créativité, confiance en soi et élan vital. 

Mais Jupiter en Lion n’est pas sans excès. Il peut nourrir l’infatuation de l’égo, le goût de la démesure et la folie des grandeurs. À l’échelle collective, ce transit renvoie à nos élites et à leur talent de mise en scène. La politique devient (encore plus) spectacle, le pouvoir se théâtralise, les récits s’hyper-médiatisent. 

Cependant, le contexte astrologique de l’été 2026 suggère que cette dynamique s’inscrit dans un paysage déjà traversé par des forces de résistances, rendant les règles du jeu moins prévisibles qu’attendu.

Le panier d’André Barbault 

Le ciel de l’été 2026 se distingue par une configuration astrologique rare, impliquant l’ensemble des planètes lentes évoquées jusqu’ici. Celles-ci se trouvent reliées par une série d’aspects harmonieux formant une figure appelée « panier » ou « corbeille », décrite et théorisée par l’astrologue André Barbault.    

Nous retrouvons : 

  • Pluton en Verseau en sextile à Neptune en Bélier, en trigone à Uranus en Gémeaux et en opposition à Jupiter en Lion
  • Neptune en Bélier en sextile à Uranus en Gémeaux et en trigone à Jupiter en Lion
  • Uranus en Gémeaux en sextile à Jupiter en Lion

Cette configuration dessine un espace de contention symbolique, un contenant énergétique dans lequel les forces en présence ne s’annulent pas, mais coopèrent.

Alignement Pluton – Neptune – Uranus – Jupiter

Une matrice d’incubation collective

André Barbault, l’un des plus grands astrologues du 20ème siècle, parlait de cette période comme une « renaissance civilisationnelle ». Il évoquait même  « l’accomplissement d’un nouvel âge de l’humanité » après les profondes déstabilisations du début de la décennie. 

Selon lui, ce panier fonctionne comme une matrice d’incubation, une sorte de catalyseur qui ne crée pas les transformations à lui seul, mais offre un cadre, une cohérence et une possibilité de prise de forme. Les grands changements initiés par les planètes lentes trouvent alors une porte d’entrée pour s’ancrer dans la matière. À l’image d’un chaudron alchimique, cette configuration symbolise un processus de gestation collective. Quelque chose de nouveau cherche à émerger, sans être encore pleinement conscientisé.

Barbault voyait dans cette figure une harmonisation des opposés permettant aux sociétés de retrouver un sens du collectif et de rassembler leurs forces dispersées. Il évoquait la possibilité d’une réconciliation entre rationalité et spiritualité, entre esprit et matière, entre progrès technologique et quête de sens. 

Dans le contexte de tensions idéologiques, de fragmentation sociale et de bouleversements technologiques que nous avons décrits, cette lecture apporte une note d’espoir. Elle suggère que l’année 2026 ne se limite pas à une phase de crise ou de rupture. Elle contient aussi une opportunité rare de redistribution des cartes du pouvoir et de réorientation civilisationnelle.

Reste une question centrale – peut-être la plus déterminante : Les populations seront-elles prêtes à s’emparer de cette fenêtre historique, ou laisseront-elles cette dynamique se jouer sans elles?

SAISONS DES ÉCLIPSES : POINTS DE BASCULE ET MOMENTS CHARNIÈRES

Comme chaque année, 2026 est rythmée par deux saisons d’éclipses : la première entre février et mars, la seconde au cœur de l’été, au mois d’août. Elles activent les axes Vierge – Poissons et Lion – Verseau, déjà au cœur des grandes configurations de l’année.

Les plus attentifs remarqueront que, loin d’agir de manière isolée, ces éclipses s’inscrivent pleinement dans la dynamique globale de 2026. Elles viennent se superposer aux transits majeurs, tant sur le plan chronologique – par leur proximité avec des alignements clés – que sur le plan qualitatif. Les archétypes du Lion et du Verseau, centraux dans les enjeux collectifs de l’année, s’en trouvent particulièrement activés.

Hiver 2026 : éclipses en Verseau et Vierge

La première éclipse est solaire et se produit le 17 février à 28° Verseau. Elle survient à seulement quelques jours de la conjonction Saturne – Neptune, ce qui accentue le climat d’incertitude, de dissolution des repères et de réorganisation idéologique déjà à l’œuvre. Son carré à Uranus ajoute une dimension d’instabilité et de rupture soudaine : ce qui semblait acquis peut vaciller, et certains événements peuvent agir comme des révélateurs.

Cette éclipse inaugure également un nouveau cycle : c’est la première sur l’axe Lion – Verseau depuis huit ans, ouvrant une séquence qui se poursuivra jusqu’en 2028. Elle marque ainsi un point de départ, un appel à redéfinir les rapports entre l’individu et le collectif, entre leadership et responsabilité sociale.

Elle est suivie le 3 mars par une éclipse lunaire à 12° Vierge. Cette lunaison met en lumière Mercure, maître de la Vierge, qui vient tout juste de commencer sa rétrogradation. L’accent est alors mis sur les questions de discernement, de cohérence et de clarté mentale. Ce qui n’a pas été pensé, organisé ou pleinement intégré peut se révéler fragile. Des ajustements deviennent donc nécessaires.

Été 2026 : éclipses en Lion et Poissons

La seconde saison des éclipses se déploie durant l’été et s’ouvre avec une éclipse solaire à 20° Lion le 12 août. Là encore, il s’agit de la première sur cet axe depuis huit ans. Elle s’insère dans l’alignement exceptionnel des planètes lentes – le panier de Barbault – et agit comme un amplificateur. Les thématiques de pouvoir, de représentation, de création et d’identité collective sont fortement sollicitées, laissant présager des rebondissements notables sur les plans politique, culturel et symbolique.

Enfin, la dernière éclipse de l’année – le 28 août à 4° Poissons – marque aussi la fin d’un cycle : c’est la dernière éclipse en Poissons avant 2034. Comme celle de février, elle se forme au carré d’Uranus, désormais installé en Gémeaux. Surprises, perturbations et révélations imprévues sont probables, notamment autour des idéaux, des croyances collectives et des narratifs dominants. Ce qui relève de l’illusion ou du déni devient plus difficile à maintenir.

Comme à leur habitude, les éclipses de 2026 agissent comme des carrefours évolutifs. Elles jalonnent l’année de moments où l’on ne peut plus continuer exactement comme avant. 

VÉNUS RÉTROGRADE : RÉÉQUILIBRER NOS RELATIONS  

Après le tumulte des mois précédents, le dernier quart de 2026 marque une atmosphère astrologique plus calme. Cela ne signifie pas pour autant que cette période soit simple ou anodine. La différence majeure tient au fait qu’aucun nouvel alignement n’implique les planètes lentes. Ce qui a été enclenché plus tôt dans l’année poursuit désormais sa trajectoire. Les grands mouvements collectifs sont lancés.

Avec la rétrogradation de Vénus, du 3 octobre au 14 novembre, entre le Scorpion et la Balance, l’attention se déplace alors vers des enjeux plus personnels, relationnels et émotionnels. Ce mouvement s’inscrit dans le cycle bien connu de Vénus, qui rétrograde tous les huit ans dans les mêmes zones du zodiaque, dessinant dans le temps une figure pentagonale, symbole de la révision périodique de nos valeurs et de nos liens. 

Pentagramme : le cycle de 8 ans de Vénus 2022-2029

Les périodes de rétrogradation de Vénus invitent à une réévaluation profonde de nos relations, mais aussi de la place que nous y occupons. Elles mettent en lumière notre rapport au désir, à l’attachement, à l’équilibre affectif – et, en filigrane, à l’estime que nous nous portons. L’énergie de Vénus se tourne vers l’intérieur : ce n’est plus le moment d’initier, mais de comprendre, de revisiter, d’ajuster.

Vénus rétrograde en Scorpion : du 3 au 25 octobre 

Lorsque Vénus rétrograde dans ce signe, les questions qui émergent sont rarement superficielles. Elles touchent à la loyauté, à la confiance, à l’intimité et aux rapports de pouvoir. Les liens sont sondés en profondeur, parfois jusqu’à l’inconfort.

On interroge la nature réelle des attachements :

  • qui suis-je dans l’intimité ?
  • ai-je confondu intensité et profondeur du lien ?
  • puis-je véritablement faire confiance à cette personne ? 
  • la passion nourrit-elle ou consume-t-elle ?

Des non-dits peuvent remonter à la surface, les dynamiques de contrôle ou de dépendance devenir plus visibles. Ce transit agit comme un révélateur.

Vénus rétrograde en Balance : du 25 octobre au 14 novembre

Dans ce signe, le regard se déplace vers la notion d’équilibre relationnel. Il ne s’agit plus seulement de profondeur, mais de juste mesure. On questionne la réciprocité, les compromis consentis, parfois au détriment de soi-même : 

  • me suis-je oublié dans cette relation ?
  • ai-je trop donné, ou au contraire trop attendu ?
  • ai-je sacrifié ma paix intérieure pour préserver l’harmonie apparente ?
  • les compromis que je fais en valent-ils vraiment la peine ? 

Cette phase invite à distinguer l’harmonie véritable de la complaisance, l’équilibre vivant du compromis épuisant.

Dans son ensemble, cette rétrogradation de Vénus marque une période de réajustement subtil mais essentiel. Elle nous pousse à clarifier ce qui a de la valeur à nos yeux, ce que nous sommes prêts à investir émotionnellement, et ce que nous ne pouvons plus accepter. 

Après les bouleversements collectifs de l’année, ce retour à l’intime agit comme une mise à niveau intérieure : une façon de réaligner nos relations avec ce que nous sommes devenus.

LES VOYAGES DE MERCURE 

Chaque année, à de rares exceptions près, Mercure rétrograde successivement dans les signes d’un même élément. En 2026, c’est dans les signes d’eau que Mercure s’attardera. D’abord en Poissons entre février et mars, puis en Cancer durant le mois de juillet, avant de terminer en Scorpion – à l’unisson avec la rétrogradation de Vénus – entre octobre et novembre.

Lorsque Mercure traverse un signe d’eau, notre manière de penser, de communiquer et d’échanger est profondément teintée par nos émotions, notre inconscient et notre sensibilité. Lors de ses phases de rétrogradation, cette sensibilité accrue peut générer des zones de flou, des malentendus ou une difficulté à mettre des mots justes sur ce que nous éprouvons réellement.

Dans l’ensemble, ces rétrogradations de Mercure en signes d’eau constituent notre fil rouge émotionnel pour l’année. Elles nous encouragent à ralentir le flux mental, à écouter nos ressentis avec plus de finesse et à revisiter certaines mémoires ou vérités intimes que nous évitons habituellement. Une invitation à réconcilier pensée et sensibilité, intellect et intuition.

2026 : UNE ANNÉE DE BASCULE

L’année 2026 ne ressemble à aucune autre de la décennie. Elle inaugure une nouvelle matrice sociale, culturelle, idéologique et technologique dont les contours commencent à peine à se dessiner. Les changements décrits ne relèvent pas d’événements isolés, mais d’un mouvement de fond, lent et irréversible, qui redéfinit nos repères collectifs.

Mais 2026 agit aussi comme une année miroir. Chacun y projette sa propre vision du monde, ses peurs, ses idéaux, ses espoirs. Dans un contexte de fragmentation de la vérité et de multiplication des narratifs, la perception devient presque aussi déterminante que les faits eux-mêmes.

Du collectif au personnel

Il est enfin essentiel de rappeler que ces dynamiques concernent avant tout le collectif. Leur traduction sur le plan individuel dépend entièrement du thème natal de chacun. Un transit perçu comme tendu ou déstabilisant à l’échelle mondiale peut, dans un thème personnel, ouvrir une période d’opportunités, de maturation ou de libération profonde. À l’inverse, une configuration porteuse d’espoir sur le plan global peut demander, sur le plan intime, des ajustements délicats.

Il reste donc à se demander : 

  • dans quels secteurs de votre vie ces planètes lentes viennent-elles agir ? 
  • quelles maisons de votre thème sont activées ? 
  • quels aspects se forment entre les transits de 2026 et votre propre carte du ciel ?

Car c’est à cet endroit précis – là où le collectif rencontre l’intime – que se joue l’essentiel. C’est là que l’astrologie prend tout son sens.

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